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AUTOUR DE CE LIVRE


BIOGRAPHIE
Bassidiki COULIBALY
est docteur en philosophie et collabore à la revue de sciences humaines Le Détour. Auteur de différents travaux sur Jean-Paul Sartre, ses domaines de recherche concernent la philosophie politique, les questions coloniales, l’Afrique et les diasporas noires.
info@homnispheres.com

Collection : Latitudes Noires


Les dieux noirs évincés par Allah
De Bassidiki COULIBALY

L’Afrique Noire pré-islamique n’a jamais été un coin de terre vierge de toute vie. On n’en savait pas grand-chose dans l’antiquité. Et lorsqu’on a commencé à s’y intéresser de plus près, on s’est rendu compte qu’il y avait de la vie, végétale et animale à coup sûr, mais certainement pas humaine, selon les critères des différents « découvreurs ». Avec l’expansion de l’islam en Afrique du Nord chrétienne et animiste puis dans la zone soudanaise, il a fallu se rendre à l’évidence : des communautés humaines très diverses vivaient au sud du Sahara, depuis des temps immémoriaux. L’autre évidence dont il a fallu se rendre compte était que ces « bipèdes noirs » étaient organisés et menaient une vie humaine autre que ce qui existait ailleurs et que, pour s’accaparer d’eux et de leurs richesses, et leur apporter la bonne parole d’Allah par la même occasion, il fallait bien les considérer comme des êtres humains : ce n’est tout de même pas à des animaux que la parole du Prophète doit être adressée ! Et comme tous les « découvreurs » savent que même chez les animaux qui vivent en groupe il y a toujours des chefs, il ne restait plus aux missionnaires de l’islam dès le IXe siècle qu’à les identifier et à les convaincre, mieux, à les vaincre : le poisson pourrit toujours par la tête, c’est connu. Ce que les colonisateurs de tout poil ont toujours ignoré et que tous les pêcheurs savent : tous les poissons ne mordent pas à l’hameçon ou ne se laissent pas prendre dans les filets. Sans être darwiniste, on ne peut pas dire que ce sont les meilleurs qui se font prendre, et constater qu’il y a bien des poissons d’élevage qui vivent vieux. Tout cela est valable pour les humains et l’islamisation de l’Afrique Noire l’illustre à merveille. Les peuples africains avaient leurs élites, comme tous les peuples à travers le monde : ceux-ci étaient les héritiers de civilisations qui n’avaient rien à envier aux autres civilisations. Bien au contraire, c’est parce que les autres civilisations convoitaient des choses aux civilisations africaines qu’elles ne se sont pas contentées de constater leur existence, comme l’a fait la civilisation chinoise. Dans la ligne de mire des premiers « décivilisateurs » des « Noirs » que sont les Orientaux (Arabes, Berbères, Maures), les élites de l’Afrique Noire. Suivront les « décivilisateurs » de presque tous les horizons : les Européens, les Américains, etc. Si les Asiatiques sont toujours restés très distants, les Orientaux n’ont jamais reculé : les premiers arrivés, les plus offensifs aujourd’hui, numériquement dominant même. On peut toujours faire courber l’échine aux élites sans qu’il y ait contrainte par corps car leur gloutonnerie pour les « nourritures spirituelles » est plus forte qu’eux. Mais les peuples ?

En effet, il est unanimement admis par les voyageurs arabes et berbères du Moyen Age et par les historiens, anthropologues et autres chercheurs que si l’islamisation de l’Afrique Noire n’a vraiment débuté qu’au IXe siècle, ce n’est qu’à partir du XIe siècle que certaines élites des chefferies et empires du Soudan occidental vont se convertir. On admet aussi que plusieurs de ces conversions n’étaient que stratégiques : les chefs et rois convertis ne renonçaient que très rarement à leurs coutumes ancestrales, qui ne sont pas séparables des croyances animistes. Du début des conversions jusqu’à nos jours, la majorité des « Noirs » musulmans a toujours trouvé l’islam compatible avec ses croyances animistes : les accusations de faux ou mauvais musulmans et les guerres contre eux jalonnent l’histoire, d’autant plus que l’islam lui-même est multiple. Ce qu’on a du mal à dire par contre, c’est qu’à côté des élites islamisées pour de vrai ou pour de faux, il y a toujours eu des élites qui n’ont jamais perdu confiance en leurs civilisations assiégées, et c’est en ces élites que les populations d’Afrique Noire ont toujours accordé leur confiance aussi. Même si ces élites qui avaient la confiance des peuples avaient des relais auprès des élites achetées par les commerçants musulmans venus du Nord, c’est-à-dire les élites converties par nécessité et donc par stratégie, c’est grâce à elles que nous pouvons reconnaître une composante culturelle de l’humanité comme étant spécifiquement d’Afrique Noire et non du Maghreb. Quand aux élites achetées, il n’y a que leurs maîtres et leurs semblables qui les reconnaissaient comme élites, et en retour de cette reconnaissance, elles agissaient conformément aux attentes de leurs maîtres, elles obéissaient au doigt et à l’œil. L’histoire a retenu leurs noms, les peuples n’oublient pas leurs crimes.

Rien de plus scandaleux et de plus grotesque que des « Noirs » qui se glorifient d’un passé aussi cataclysmique humainement que le Moyen Age soudanais, et les Européens n’y sont pour rien. Les « Noirs », bien sûr, ne sont pas les seuls à se livrer à de tels dérèglements ubuesques. Certains auteurs y voient l’âge d’or de l’Afrique Noire pré-coloniale à tous les niveaux, d’autres n’en pensent pas grand-chose, focalisés qu’ils sont sur la période coloniale. D’autres encore, comme Basil Davidson, minimisent les chocs provoqués par l’islam et ses missionnaires : « L’échelle de la traite des esclaves outre-mer dépasse tant tout ce qui avait été fait dans le genre, ou le fut depuis, qu’elle est tout à fait distincte, dans son choc sur l’Afrique, tant de traite par voie de terre longtemps pratiquée par les Arabes et beaucoup d’Etats nègres, que l’esclavage domestique de la féodalité africaine à l’Age de pierre. C’était beaucoup plus que la saignée superficielle que représentait la traite par voie de terre. C’était tout à fait différent, dans ses effets catastrophiques, de l’assujettissement des peuples faibles par les plus forts, qui était la conséquence des guerres et des conquêtes africaines » (27).

Il n’est pas douteux qu’en son temps, Basil Davidson ne disposait pas de suffisamment d’informations sur les traites orientales. Tout de même : on sait qu’il n’y a pas de saignée visible, même superficielle, dans des cas d’embolies pulmonaires, de cirrhose du foie, de troubles physiques et psychiques, de certains cancers, etc. Quand les organes internes sont gravement atteints, l’organisme n’est qu’un œuf pourri. Et cette pourriture a commencé avec la mise à sac de l’empire du Ghana par les Almoravides au IXe siècle et leur départ au XIe siècle : les effroyables chasses à l’homme se multiplièrent et la traite négrière connut des impulsions nouvelles. Puis ce fut la gangrène : du XIe au XIXe siècle au Soudan, plusieurs empires théocratiques seront fondés, certains disparaîtront totalement ou se reconstitueront. Or, de la chute de l’empire du Ghana jusqu’à ce que les Européens envahissent à leur tour le continent, l’esclavage n’a jamais été remis en cause, les traites négrières de signe musulman tout comme la traite négrière des nations chrétiennes « civilisées » ont prospéré, fait les fortunes des « puissants » en Orient, des « puissants » en Europe, des « puissants » aux Amériques et des « puissants » en Afrique. Tous ces Etats théocratiques qui devaient presque tout à l’esclavage et aux traites négrières avaient leurs élites théocratiques (élites guerrières, élites commerçantes, élites politico-religieuses - presque toujours guerrières comme Mahomet -, élites intellectuelles). Ces élites ont vécu du sang des peuples africains, elles ont vécu de la sueur des peuples africains, elles ont vécu de l’agonie des civilisations africaines. Dans la conclusion de son percutant et pertinent livre sur La Sénégambie du XVe au XIXe siècle, Boubacar Barry constate : « Ainsi les théocraties musulmanes, tout comme les régimes ceddo, participent finalement à la traite négrière dont l’impact aggrave dans tous les domaines la stagnation économique et les conflits sociaux en Sénégambie. (...) La traite négrière est demeurée pendant des siècles le monopole des aristocraties au pouvoir qu’elles appartiennent aux régimes ceddo ou aux régimes théocratiques. Le commerce des esclaves est un monopole royal dans la mesure où l’aristocratie est l’unique source de la force militaire susceptible de faire la guerre aux voisins pour se procurer des esclaves ou d’assujettir leurs propres sujets. L’aristocratie est la seule à pouvoir acheminer de l’intérieur les caravanes d’esclaves en toute sécurité vers la côte pour les vendre aux Négriers. Ce monopole économique est progressivement brisé par la suppression de la traite des esclaves qui enlève à l’aristocratie l’essentiel de son revenu et par conséquent la principale source de sa puissance » (28).

Aujourd’hui, les « peuples noirs » veulent comprendre le pourquoi et le comment de leurs passés, le pourquoi et le comment de leurs situations (géographique, anthropologique, historique, généalogique, politique, économique, etc.) actuelles. En 1961, Fanon écrit : « Le bien-être et le progrès de l’Europe ont été bâtis avec la sueur et les cadavres des Nègres, des Arabes, des Indiens, et des Jaunes. Cela nous décidons de ne plus l’oublier » (29). De nos jours, « les Noirs » savent que les Arabes, les Berbères et les Maures aussi ont bâti de colossales fortunes avec leurs cadavres et leur sueur : ils demandent des comptes. Les élites d’aujourd’hui ne peuvent plus couvrir leurs aînés du Moyen Age par le silence, les logomachies conceptuelles glacées, et les exégèses fumeuses et tapageuses : qu’ils sachent que les crimes commis par leurs aînés sont des crimes contre l’humanité, donc imprescriptibles. La paix verte qui a permis à l’esclavage et aux traites négrières d’être légitimés et de s’institutionnaliser n’est plus : il faut sans attendre s’engager pour la paix humaine, par-delà la paix blanche. C’est avec une vive émotion et une très grande fierté que les rescapés du génocide des Indiens (Amérindiens) se rappellent de Sitting Bull, de Geronimo, de Red Cloud et de quelques élites de leurs communautés : je suis de tout cœur avec eux. Impossible pour « les Noirs » de citer des noms d’élites qui sont tombées les armes à la main face à la « décivilisation » dont se sont rendus coupables les soudards de l’islam : les lettrés et autres savants musulmans ont fait disparaître jusqu’à leur souvenir, comme s’ils n’avaient jamais existé. Nous savons qu’ils ont existé, ces héros anonymes. Nous savons aussi que pour ces crimes imprescriptibles, les bourreaux ont des noms. Que les « élites noires » sachent qu’il est inutile de faire diversions en tentant de braquer le peuple contre les seuls Européens dans un pseudo face-à-face (qui n’est qu’un face-à-cul) avec l’Occident : nous savons que le ver était déjà dans le fruit avant l’arrivée des bourreaux blancs.

Parlant de l’Afrique pré-coloniale, il est très courant de parler de royaumes et d’empires qui tiennent la dragée haute aux empires et royaumes d’ailleurs, surtout ceux d’Europe. Les comparatistes de toute discipline (historiens, anthropologues, politologues, etc.) s’entre-glosent avec les mêmes schémas interprétatifs qui finissent par faire autorité dans les manuels scolaires. Mais depuis la fin de la scolastique médiévale, on sait qu’on ne retrouve dans les manuels scolaires que ce qui a été soigneusement examiné, sélectionné, et taillé sur-mesure par les fabricants de vérité « unique », « universelle », officielle du clergé académique. L’officiel, c’est ce qui ne risque rien et ne craint rien car il a été béni par les caciques des différents pouvoirs et coulé dans les lois ; quiconque s’y frotte est piqué par le bras séculier, les magistrats et autres gardiens de « l’ordre social ». Ne reste plus qu’à accuser « le système » en dernier ressort, tout en sachant pertinemment que « le système » n’est pas tombé du ciel et qu’il ne tient pas tout seul. Tant que cela permet de vaquer à ses petites et grandes lâchetés quotidiennes, tout baigne, finalement. Pas de dette envers personne, pas de compte à régler avec quoi ou qui que ce soit : le « bof », le « rangé » ne dérange point et n’est pas toujours celui qu’on croit.

L’examen des textes sur l’Afrique pré-coloniale montre que la soif de pouvoir des uns a toujours été proportionnelle à la lâcheté des autres. Cela est tout aussi valable pour l’Afrique coloniale, pour l’Afrique contemporaine que pour les autres continents. De l’antiquité à nos jours, l’histoire montre que partout où il y a eu plus d’une personne, il n’y avait pas que de l’amour entre elles, sauf peut-être dans le cas d’Adam et Eve. Toujours est-il que certains sont même allés jusqu’à affirmer que les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent, comme si le fait de vivre en communauté relevait du mérite, comme si le fait d’exister relevait du mérite. Il n’en est rien : on n’arrive pas au monde par mérite, la vie en communauté ne tient pas du mérite, on ne quitte pas le monde par mérite. La notion de mérite est bonne pour ceux qui croient au déterminisme, ceux qui croient au principe d’identité, fondement de toute relation de causalité, de toute loi. Les rois et chefs Africains qui se sont convertis à l’islam étaient de ceux-là. Chacun avait ses raisons de se convertir, tous ont conservé le pouvoir après conversion ; une révolution de palais, tout compte fait. Hors du palais, pas de révolution : « La conversion à l’islam des princes et des chefs n’a provoqué aucune trêve dans ces chasses aux hommes. Tout au contraire. La demande des marchés, jusque très loin de l’Afrique Noire, la présence de trafiquants étrangers, les uns besogneux, sordides, hommes des pièges et des trahisons, les autres de haut rang, hommes de bien et des biens, ont fait partout courir davantage aux captifs, dresser d’enclos, forger des chaînes » (30), constate Heers.

Effectivement, si « les Noirs » n’ont attendu ni les Arabes, ni les Européens pour constituer des Etats dont certains, comme celui du Dahomey, étaient des Etats prédateurs, c’est avec l’arrivée de l’islam qu’il y eu un boom d’Etats qui se sont constitués à la faveur de l’économie de traite et qui reposaient sur la prédation et la déprédation. C’est de proche en proche que la conversion à l’islam a gagné du terrain, les deux foyers à partir desquels le mouvement est parti étant situés à l’Est, sur la côte orientale, et à l’Ouest, dans l’actuel Maroc. Venue de l’océan indien, l’implantation des musulmans sur le continent africain s’est faite de manière douce et à partir d’un des ports d’Abyssinie, entre 615 et 620. Accueillis à bras ouverts par les autochtones noirs, certains y demeurèrent pour toujours, construisant mosquées et maisons. Un autre point d’encrage des Arabes fut les alentours de l’actuelle Djibouti, où ils bénéficièrent également d’une hospitalité inconditionnelle.

Selon Heers, « ces hommes de confiance, se mêlant alors aux indigènes, formèrent ici et là des foyers de populations métissées. Ils pratiquaient strictement l’islam, s’appliquaient à convertir leurs voisins et gardaient des liens avec les villes et les embarcadères de la côte, acheminant par caravanes, sur d’innombrables routes, des centaines ou des milliers d’hommes et de femmes enchaînés. Ce sont eux qui, établis chez les « Noirs », de façon très précaire certes mais à demeure, déjà familiers du pays, des hommes et des langues, ont, très tôt et très vite, dès les toutes premières années 800, donné une impulsion considérable à la traite musulmane d’Orient » (31).

D’après ce que nous rapporte al-Bakri, le premier souverain à s’être converti à l’islam dans le Kanem (Soudan central) est Humé, en 1085 (32), à la fin du XIe siècle. Pour l’empire du Ghana, l’islamisation daterait de 1083-84, œuvre du chef des Almoravides (venus du Maroc) : l’empire s’écroula au IXe siècle. Les conversions ultérieures ont été plus retentissantes et les informations plus abondantes à ce sujet. Par exemple, au XIIIe siècle, l’empereur du Mali (Soudan occidental), Kankan Moussa a fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’occasion de son fameux pèlerinage à la Mecque en 1324. Avec le déclin de l’empire du Mali au XVe siècle, l’empire Songhay (ou de Gao) devint la plaque tournante des conversions et des trafics en tout genre : esclaves, énuques, or, pendant que le royaume du Bornou dont la réputation en matière de production d’énuques a mis du temps à se ternir, connaissait son apogée.

A la lumière de tous ces faits historiques, il apparaît que l’islamisation et tout ce que cela a signifié pour les populations africaines est à la source des innombrables implosions en Afrique Noire : chasses à l’homme permanentes, guerres menées par les musulmans (fortement minoritaires) pour se procurer des esclaves chez les païens (majorité écrasante du continent), et parfois même chez d’autres musulmans, confiscation des biens publics, dilapidation des richesses, prise en otage des peuples (que l’on ponctionne à volonté), tout cela est à mettre sur le compte des rois, chefs et autres empereurs africains entre la fin du XIe siècle jusqu’à l’occupation de l’Afrique par les colonisateurs européens. Ces implosions pré-coloniales ont indéniablement éreinté les peuples africains qui n’ont pas eu de répit entre l’arrivée des Arabes et l’arrivée des Européens. Quant aux « puissants », leurs dirigeants, ils ont toujours su s’adapter à l’esclavage, aux traites négrières, aux colonisations, aux oppressions : c’est la source de leur puissance. La puissance est affaire de déséquilibrés : elle ne concerne pas ceux qui aiment et qui sont aimés. La recherche de la puissance ne prend racine et ne s’emballe que quand on a pour soi un rapport de haine et partant de là, pour autrui le même rapport. Ce n’est pas avec la puissance qu’on ravit un cœur qui bat.

A SUIVRE

Notes

(27) B. Davidson, L’Afrique avant les Blancs, p. 121. Dans Mère Afrique, B. Davidson parle également de « la période brève et sanglante de la traite arabe des esclaves au XIXe siècle, à partir de Zanzibar », pp. 100-101.

(28) B. Barry, La Sénégambie du XVe au XIXe siècle. Traite négrière, Islam, conquête coloniale, Paris, L’Harmattan, 1988, pp. 399 et 401.

(29) F. Fanon, Les damnés de la terre, Paris, Gallimard, 1991, p. 131.

(30) J. Heers, Les négriers en terre d’islam. La première traite des Noirs (VIIe-XVIe siècles), Paris, Perrin, 2003, p. 61. On peut se référer avec un grand profit à L’esclavage dans le monde arabe. VIIe-XXe siècle de Murray Gordon, Paris, Robert Laffont, 1987, (titre original : Slavery in the muslim world).

(31) J. Heers, Les négriers en terre d’islam, pp. 30-31.

(32) J. M. Cuoq, Recueil des sources arabes concernant l’Afrique occidentale du VIIe au XVIe siècle (Bilad Al-Sudan), Editions du Centre National de la Recherche Scientifique, 1975, réimpression 1985, p. 82.

Illustration de couverture : Bruce CLARKE, www.bruce-clarke.com


-  Ref BC 9206 - Format 11 /19

-  224 pages

-  ISBN : 2-915129-12-6 - Prix : 15 €




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