OGM, SEMENCES POLITIQUES
Vers un contrôle total du vivant
Philippe GODARD
De même que la médecine de Mengele à Auschwitz était adaptée à la doctrine hitlérienne, ou que le lyssenskisme était la seule réalité scientifique compatible avec le stalinisme, la science « post-industrielle » produit une avancée conforme à la politique actuelle avec l’invention et la dissémination des organismes génétiquement modifiés.
Selon la propagande institutionnalisée, au même titre que l’atome qui, après Hiroshima, offrait la promesse d’une production d’énergie illimitée, les OGM permettront l’éradication de la faim dans le monde et de grandes avancées thérapeutiques.
Mais les OGM ne sont pas seulement porteurs d’un gène étranger introduit en eux par des scientifiques au service de multinationales et d’États. Les OGM sont surtout porteurs d’une politique et constituent une avancée vers un HGM, un humain génétiquement modifié.
A paraître en septembre 2008
Ref 9908 - Format 11 / 19
112 Pages
ISBN : 2-915129-37-1 - Prix : 10 €
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TOUS PROPRIETAIRES !
Du triomphe des classes moyennes
Jean Luc DEBRY
Préface Michel Legris
A l’image des petits-bourgeois de La Noce de Bertolt Brecht, le monde des employés et des petits chefs de bureau domine le champ idéologique de l’ensemble du corps social et impose ses valeurs. Le prolétariat semble avoir été dissous comme par magie dans cette opération. Il en a adopté les codes caractérisés par la tyrannie du même : même façon de produire, de consommer, de se divertir, de parler, de (sur)vivre.
Cette classe, moyenne en tout, est l’incarnation de la fin de l’histoire, c’est-à-dire de son effacement au profit de l’actualité la plus immédiate avec ce que cela comporte de sordide, d’amnésie et de malhonnêteté intellectuelle. Glorification de l’individualisme, des lieux communs, des non-lieux, du conformisme et du faux-semblant. Une victoire sans partage.
Signe des temps, le slogan Tous propriétaires ! fait florès. Simple et édifiant, il semble se suffire à lui-même et résonne comme un cri de ralliement. A lui tout seul, il résume l’utopie des marchés et désigne un lieu d’enfermement. Brandi comme un étendard, il tend à mettre sur un pied d’égalité le propriétaire d’un hôtel particulier à Neuilly, celui d’un deux pièces-cuisine en HLM et celui d’une maison de maçon.
Ref MOY 9608 - Format 11 / 19
176 Pages
ISBN : 2-915129-35-5 - Prix : 14 €
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NE PAS PERDRE SA VIE A LA GAGNER
Pour un revenu de citoyenneté
Baptiste MYLONDO
Préface Paul Ariès
La place du travail au sein de la société n’est ni une évidence, ni une fatalité. La prédominance de la « valeur travail » est une exception historique née du développement du capitalisme et de l’impératif de croissance qu’il implique.
Sous peine d’enfermer chacun dans ce bagne doré qu’est la société de surconsommation et de surproduction, le culte du travail doit impérativement être remis en cause. Au-delà de tout choix de société et de toute orientation politique, chaque individu doit pouvoir décider librement de la place qu’il entend accorder au travail dans son existence. Dans cette optique, la création d’un revenu de citoyenneté, qui répond à un idéal de justice sociale, prend tout son sens.
Même si cette idée n’est pas neuve - Thomas More y faisait déjà allusion au XVIe siècle - le revenu de citoyenneté s’appuie sur une justification philosophique forte, fondée sur la reconnaissance de l’utilité sociale de chaque membre de la société et de l’intérêt qu’a cette société à soutenir et promouvoir la richesse sociale que chacun contribue à créer.
Ref MYL 9408 - Format 11 / 19
144 Pages
ISBN : 2-915129-29-0 - Prix : 12 €
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PETIT IMPRECIS DE VOYAGE
A l’usage des navigateurs urbains
Pierre GRAS
Cet anti-manuel de voyage, interrogeant tour à tour le tourisme, la mobilité, le nomadisme et la modernité, mais aussi la quête de l’Autre et de l’ailleurs, n’a pas pour objectif de régler leur compte aux inepties touristiques ni aux idiots du voyage de toutes sortes, même si l’exercice pourrait être salutaire. Il se destine davantage, en évitant si possible les pièges de l’exploraseur, à créer ou entretenir chez chacun d’entre nous un désir de voyage. Et au final, faire mentir Samuel Beckett lorsqu’il affirmait : « On est tous cons, mais pas au point de voyager. »
Dans un monde presque entièrement urbanisé, interdépendant et balisé, l’aventure reste possible, pour peu qu’on la souhaite vraiment. Mais elle consiste surtout, pour le voyageur, à respecter l’Autre, c’est-à-dire à se respecter soi-même, quitte à bousculer les protocoles, les horaires, les acquis ou les certitudes pour y parvenir.
En acceptant d’abandonner pour quelque temps sa boussole et plus encore son GPS.
Ref IMP 9708 - Format 11 / 19
144 Pages
ISBN : 2-915129-33-9 - Prix : 12 €
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MEDIA CRISIS Nouvelle Edition
Peter WATKINS
Traduction de Patrick Watkins
Par l’expression MEDIA CRISIS (CRISE DES MEDIAS), j’entends l’irresponsabilité des mass media audiovisuels (MMAV) et leur impact dévastateur sur l’Homme, la société et l’environnement.
Je parle des processus manipulateurs et autoritaires mis en place par les médias audiovisuels dont la Monoforme, le langage dominant employé pour structurer les films, journaux télévisés, documentaires... et l’Horloge universelle, cette camisole temporelle qui formate l’ensemble des programmes télévisuels.
Je parle aussi du silence étourdissant de la part des professionnels des médias et du système éducatif autour de l’impact de la Monoforme sur la société en général, et de ses conséquences sur la crise environnementale qui affecte la planète.
Je parle enfin du refus systématique des MMAV d’associer le public à tout débat critique sur les processus de fabrication et de diffusion de leurs productions audiovisuelles dans la société contemporaine.
Ref PW 9707 - Format 11 / 19
240 Pages
ISBN : 2-915129-23-1 - Prix : 12 €
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AUX ARTS CITOYENS !
De l’éducation artistique en particulier
Jean-Michel DJIAN
« Bienvenue Lennon, bienvenue Warhol, bienvenue Kerouac, Debord, Godard et compagnie. Vous avez, sans le vouloir, réussi le tour de force de nous embrouiller l’esprit avec votre génie, mais vous n’avez pas répondu à la seule question qui compte aujourd’hui : que faire d’intelligent sur cette terre quand on a 15 ans sans avoir à subir la fascination énigmatique de la médiocrité ?
Á cette question stupide mais lancinante, la conscience répond avant la science. C’est-à-dire qu’elle bredouille un vague désir d’expression avant de sombrer séance tenante dans la soumission. Pour autant, la tête, elle, continue, sur les bancs de la classe ou le soir à table avec ce qui reste de parents, à vouloir un autre chose bien plus consistant que la seule marchandise du savoir disponible en vrac sur la grande scène de la vie. Cette conscience en veille mais bouillonnante, perturbée comme jamais par les virus répétitifs de la société du spectacle, cherche tout bêtement de la reconnaissance ».
Dans ce coup de gueule argumenté, limpide et efficace, la plume de Jean-Michel Djian réveille les consciences. Á lire d’urgence pour comprendre ce qui se trame entre l’art et les nouvelles générations.
A paraître en septembre 2008
Ref 1008 - Format 11 / 19
96 Pages
ISBN : 2-915129-38-X - Prix : 10 €
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LA TELE ENCHAINEE
Pour une psychanalyse politique de l’image
Roger DADOUN
Argent-Dieu-TV - triangle symbolique et concret pour une télévision d’épate et d’avilissement qui exploite et rabat le miracle du ciel sur la terre : ouvrir une boîte (Pont d’or), tourner une roue (Fortune), dire un mot un chiffre un nom (Sésame), et voici que tombe sur têtes en extase devant un public de croyants-voyants exultants la manne des euros.
Main basse sur toutes émissions « people » ou autres, les « producteurs-animateurs-présentateurs », « icônes » des temps modernes, font toujours plus fort dans le vulgaire, l’hilare et le vorace. Journalistes et chroniqueurs, petits malins à haut caquet, courent après tout ce qui renomme et rapporte. Le bouvard-et-pécuchet pullule, l’ignare se pavane, la frime triomphe.
Le monopole de l’imaginaire, lié au détournement des savoirs et au trafic d’informations, est chasse gardée pour l’obscène alliance entre patrons de chaînes (Fric), politiciens (Pouvoir), barons de production (Carrière), et cercles tournants de petits maîtres serviles agglutinés autour de « têtes » et « stars » préfabriquées.
Le « peuple des télécommandés », ébaubi, gobe - pour la gloriole éphémère et les durables profits cumulés des maîtres ès décervelage et forgerie de l’image.
Ref TV 9208 - Format 11 / 19
352 Pages
ISBN : 2-915129-31-2 - Prix : 18 €
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LES MISERES DES LUMIERES
Sous la Raison l’outrage
Louis SALA-MOLINS
Avec Louis Sala-Molins, « le Code noir sous la main », remontons le temps jusqu’au XVIIIe siècle et parcourons cette période faste de l’histoire de France : celle des Lumières, de ses grands noms - Montesquieu, Rousseau, Diderot, Raynal, Condorcet... - et de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ».
Nous avons dit Lumières. Nous avons dit Droits de l’homme. Nous avons dit Egalité. Nous avons dit Justice et Humanité. Pour autant, il suffit de surprendre l’embarras d’un Montesquieu ou d’un Condorcet devant l’horreur de l’esclavage pour voir qu’il n’en est rien. Les Lumières biaisent, trichent et la Raison, ainsi outragée, cède devant les besoins du commerce et les nécessités de l’ordre public.
Avec Les Misères des Lumières. Sous la raison l’outrage, Sala-Molins nous livre une réflexion fondamentale sur la mémoire et l’histoire. Et il dénonce un long, scandaleusement trop long silence de l’historiographie française sur un chapitre pluriséculaire de l’histoire de France.
Ref LSM 9508 - Format 11 / 19
272 Pages
ISBN : 2-915129-32-0 - Prix : 17 €
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L’HOMME AUX LIMITES
Essais de psychologie quotidienne
Roger DADOUN
Avec Dante, dressé face à l’Enfer, faut-il dire : « Vous qui entrez dans ce monde-ci, laissez toute espérance » ? Notre monde, frontières abolies dans le bruit et la fureur, s’impose à nous en gigantesque omnisphère, qui ingère tout, exténue tout repère - se règle et se dérègle au rythme d’un temps qui brûle les étapes, largue l’homme claudiquant à la traîne.
En dépit d’inventions majeures, l’homme d’aujourd’hui subit toujours affres et convulsions, legs d’un sanglant XXe siècle. Roger Dadoun en prend acte, avec passion et lucidité, pour analyser les agressions et limites - violences, harcèlements, incertitude, souffrances, « vie et mort » - auxquelles chacun se trouve confronté dans son existence quotidienne.
Contre terreurs et menaces, il ménage une place, insolite et superbe, à des notions devenues obsolètes telles que sérénité, utopie, tendresse. Il emprunte à Pelloutier, fondateur des Bourses du Travail, ce projet véritablement vital, éthique et politique à la fois : être « les amants passionnés de la culture de soi-même ».
Ref HOM 9108 - Format 11 / 19
288 Pages
ISBN : 2-915129-30-4 - Prix : 17 €
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DOMINATIONS
Bruce CLARKE
L’Histoire n’est qu’une série de dominations orchestrées par une minorité au détriment d’une vaste majorité. A chaque étape, à chaque période, un alibi, une justification, avec une profusion de textes et d’images, de discours officiels pour présenter cette nouvelle domination comme annonciatrice d’un « ordre nouveau » relevant lui-même d’un « ordre naturel ». L’ordre naturel de Dieu. Aujourd’hui, les puissances naturelles se dénomment « les forces du marché » : des forces qui, selon la doxa officielle et médiatique, seraient toutes puissantes.
Les mystifications modernes, déguisées en « évidences fondamentales », font appel à des images, à des médias, à des formes coercitives ou incitatives pour faire accepter l’inacceptable. Mais les dominations se construisent sur des bases multiples, avec leurs propres contradictions. Dans ces contradictions, dans les interstices, les fissures, il y a lieu et possibilité de s’interroger et d’agir : face aux vérités imposées, devons-nous rester bouche bée et constater notre impuissance ? Ou n’est-il pas plutôt de notre devoir d’essayer de désigner, décrypter, dénoncer la mystification sous toutes ses formes ? Pour mieux comprendre le passé, certes, mais également pour tenter de mieux comprendre notre présent, clé de notre avenir.
DOMINATIONS est le livre d’un artiste-peintre qui résulte de ces interrogations. Il est un questionnement en images et en textes.
Ref DOM 9406 - Format-Size 14 / 19
224 pages
Textes français et anglais - French & English Texts
140 tableaux en couleur - 140 color paintings
ISBN : 2-915129-15-0 Prix : 20 €
Ref DOM 9406 - Format-Size 14 / 19
224 pages
Textes français et anglais - French & English Texts
140 tableaux en couleur - 140 color paintings
ISBN : 2-915129-15-0
Prix : 20 €
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MEDIA CRISIS
Crise des Médias
Peter WATKINS
Lorsque j’utilise l’expression MEDIA CRISIS (Crise des médias), je fais référence au fonctionnement irresponsable des mass media audiovisuels - MMA - et à leurs impacts désastreux sur la société.
L’incroyable disparité entre le rôle véritable des MMAV et la conscience qu’en a le public, est l’un des phénomènes les plus alarmants de notre société moderne.
Le silence assourdissant et la méconnaissance qui entourent la nature et les effets de la Monoforme, de l’Horloge Universelle, et des nombreuses formes explicites et sous-jacentes de violence à l’écran (sans parler de leur impact global en termes de culture et d’écologie) ne sont que quelques exemples, parmi les plus marquants, de la longue et inquiétante liste noire des médias.
Traduit de l’anglais par Patrick WATKINS
Ref MC 9044 - Format 11X19
272 pages - ISBN : 2-915129-07-X
Prix : 19 €
Ref MC 9044 - Format 11X19
272 pages - ISBN : 2-915129-07-X
Prix : 19 €
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LA TYRANNIE DE L’AUTOMOBILE
Du rêve à la calamité
Pierre GILLET
Très profondément intégrée dans notre culture, l’automobile a complètement modifié l’organisation de nos cités, notre vie, notre perception de l’espace et du temps. Le « tout voiture » s’est installé progressivement, sans même que l’on s’en aperçoive.
La voiture est devenue incontournable, surtout lorsque l’on vit isolé. Il ne s’agit donc pas de stigmatiser l’automobiliste, mais plutôt de lui permettre de recouvrer sa liberté... et qu’enfin il puisse choisir et changer son mode de déplacement sans devenir un « handicapé social ».
Rappelez-vous, en 1968, ceux-là mêmes qui roulent maintenant en BMW et en 4X4 disaient à l’époque : « La bagnole, ça pue, ça pollue et ça rend con ». Mais rien ne nous oblige à devenir aussi cons qu’eux ! D’autant qu’aujourd’hui, plus qu’hier encore, un changement drastique est à la fois possible et surtout indispensable.
Ref VOI 1007 - Format 11 / 19
112 Pages
ISBN : 2-915129-25-8 - Prix : 10 €
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PRODUISEZ, CONSENTEZ !
Critique de l’idéologie managériale
Etienne RODIN
Le management, cette technologie sociale érigée en discipline scientifique par les gourous, coachs, consultants et autres penseurs des organisations, serait la manière de gérer des individus et des projets. Le but étant de travailler le plus et le mieux possible ensemble pour atteindre des objectifs. Entendez plus précisément : la manière d’obtenir plus, toujours plus, avec le moins de moyens possibles, toujours moins.
Avatar de l’économisme, c’est-à-dire de l’économie présentée comme finalité ultime de l’activité humaine, le management est fondé sur une idéologie pratique dont l’un des préceptes de base est : L’homme est une ressource qui doit être rentabilisée le plus possible.
Le management est bel et bien une discipline - au sens disciplinaire du terme - médiocre et subtile à la fois. Médiocre car elle tente d’opérer une réduction anthropologique qui ferait de nous, corps et âmes, les instruments du profit édifié en principe existentiel de portée universelle. Subtile car elle est aussi bien capable de nous susurrer des mots doux que de nous presser comme des citrons sous prétexte de favoriser notre réussite, et même notre « bonheur »...
Ref MAN 9607 - Format 11 / 19
112 Pages
ISBN : 2-915129-22-3 - Prix : 10 €
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AU TRAVAIL LES ENFANTS !
Philippe GODARD
Préface de Raoul Vaneigem
Le système contemporain, par défiance, par cynisme, mais surtout par sa logique propre, bannit l’exubérance de la vie. Son efficacité est fondée sur la reproduction à l’identique de mécanismes exacts et disciplinés.
Selon les règles de ce système mortifère, les adultes seraient des êtres voués au travail et les enfants, adultes en devenir, devraient s’adapter le plus rapidement possible à leur futur tout tracé.
Dès leur plus jeune âge, les enfants sont assimilés à des consommateurs avec des besoins spécifiques, ou des producteurs de biens à part entière. Mais nous aurions tort de croire que les enfants non travailleurs sont épargnés par l’idéologie du travail. À l’école, à la maison, dans les médias, tout est fait pour qu’ils admettent qu’ils devront plus tard produire de prétendues richesses.
Dans ce monde glacé de la Mégamachine, l’enfance est une étape improductive dont il s’agit de réduire au minimum la durée. Ce sont pourtant les enfants qui, par leur exubérance et leur émerveillement devant le monde, nous offrent spontanément une leçon de savoir-vivre. Et de savoir-lutter.
Ref PHG 9307 - Format 11 / 19
112 Pages
ISBN : 2-915129-19-3 - Prix : 10 €
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FOOTMANIA
Critique d’un phénomène totalitaire
Fabien OLLIER
Préface de Jean-Marie BROHM
Dans les coulisses du spectacle mondialisé du football, véritable poule aux œufs d’or des capitalistes, s’enrichir est le premier mobile des multiples structures du business international associées à la FIFA.
La dernière coupe du monde, diffusée à haute dose grâce aux innovations technologiques de pointe afin de faire participer et sombrer complètement le plus grand nombre d’« enfants du football » déjà « enfants de la télé », a pris des allures de ruée sauvage vers l’or.
La compétition sportive la plus suivie au monde fut la face trop visible et l’écran dramaturgique d’un affairisme capitaliste impitoyable, sans états d’âme, froidement calculé, dont l’objectif principal est de « faire de l’or avec le sport ». Le héros souterrain de cette entreprise est Midas, le cupide. D’ailleurs, à bien y regarder, les chaussures dorées du mythifié Zidane ne disent rien d’autre aux masses fascinées par ses panenkas autant que par ses tacles trop appuyés, tous crampons dehors, qu’enrichissez-vous ! Voilà ce qui rend des idoles de masse de sa trempe aussi captivantes : quand leurs corps se performent sur terrain vert, chaque geste fait valeur marchande et rapporte son pesant d’or.
Il y a de quoi rester baba devant sa bibine !
Ref FO 9107 - Format 11 / 19
144 Pages
ISBN : 2-915129-18-5 - Prix : 10 €
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PLANETE SEXE
Tourismes sexuels, marchandisation et déshumanisation des corps
Franck MICHEL
Entre le corps-capital de certaines prostituées « de luxe » des pays du Nord et le corps-marchandise des prostituées « de la misère » des pays du Sud et de l’Est, le risque de voir se développer un peu partout sur la planète un tourisme sexuel de masse n’a jamais été aussi grand. Aujourd’hui, le touriste sexuel n’a que l’embarras du choix. Le marché s’étend et se diversifie : une internationalisation de l’offre prostitutionnelle, avec des corps de plus en plus jeunes, entièrement disponibles, aux quatre coins du globe.
Touristiquement parlant, un pays se vend mieux lorsqu’il vend bien ses femmes. La femme fantasmée est d’abord vendue en quadrichromie sur les couvertures de brochures pour aguicher le voyageur, avant d’être (re)vendue sur son lieu d’existence ou plutôt de travail. Hypocrisie d’un système de valeurs fondé sur la consommation de biens à outrance, un système du tout-business où les biens à consommer sont des êtres humains.
Avatar du capitalisme sauvage, le tourisme sexuel prospère sur les décombres des désillusions du « développement » et du « progrès » et s’apparente bien souvent à une véritable invasion du Sud par le Nord. Il permet aux Occidentaux qui ont, ici ou là, perdu la bataille de la colonisation, de reprendre pied dans leurs anciennes (et nouvelles) possessions, avec une conquête en vue : celle des corps.
Ref PS 9306 - Format 11 / 19
264 pages
ISBN : 2-915129-14-2 - Prix : 17 €
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CONTRE LE TRAVAIL
Philippe GODARD
La remise en cause du travail est une remise en cause du « sens de la vie ». Et je postule que si l’homme ne peut se passer de travailler, il ne peut se passer non plus de critiquer le travail car loin d’être supérieur aux autres activités humaines, le travail en est au contraire la lie puisqu’il empêche, par la place qu’il occupe dans la vie et dans les rapports sociaux, la création et l’invention d’autres rapports.
Si priver l’homme de son travail revient à le priver de son cerveau et de ses mains, à en faire un zombie puisqu’il ne sait guère faire autre chose que travailler ou recomposer ses forces pour attaquer un nouveau cycle de travail, il nous faudrait alors constater que notre évolution a réduit l’homme à un être dont le cerveau et les mains ne servent plus qu’une seule fin : le travail. Et abandonner toute critique, “ nous imaginer heureux ”, comme le disait Camus...
Ref TR 9205 - Format 11 / 19
160 pages
ISBN : 2-915129-09-6 - Prix : 12 €
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L’AUTRE SENS DU VOYAGE
Manifeste pour un nouveau départ
Franck MICHEL
OUVRAGE EPUISE / INDISPONIBLE
A l’heure où les politiques sécuritaires des Etats ne semblent plus connaître de limites, le voyage offre paradoxalement une opportunité à vivre plus intensément, à se détacher de l’emprise du quotidien, à échapper un temps à l’ordre des choses et au nouvel ordre mondial.
Mais trop souvent, lorsqu’il est organisé, le voyage est inséparable de l’idée de conquête, même pacifique, sous les traits innocents du tourisme de masse.
Partagée entre l’utopie du développement et l’impérialisme guerrier, l’industrie du tourisme - prometteuse sur le plan économique mais surtout prédatrice sur le plan humain - apparaît alors comme l’un des derniers avatars du néocolonialisme.
Ref VOY 9073 - Format 10.8 / 15.5
120 pages
ISBN : 2-915129-03-7 - Prix : 7 €
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MARCUSE 2
Tolérance répressive
suivi de
Quelques conséquences sociales de la technologie moderne
Herbert MARCUSE
Traduction Christophe David
« La tolérance est passée d’un état actif à un état passif, de la pratique à la non-pratique : laissez-faire les autorités constituées ! Ce sont les gens qui tolèrent le gouvernement qui, à son tour, tolère une opposition dans le cadre déterminé par les autorités constituées. La tolérance vis-à-vis de ce qui est radicalement mauvais semble bonne parce qu’elle sert la cohésion du tout qui est en route vers l’abondance ou vers plus d’abondance. Le fait qu’on tolère la crétinisation systématique aussi bien des enfants que des adultes par la publicité et la propagande, la libération des pulsions destructrices au volant dans un style de conduite agressif, le recrutement et l’entraînement de forces spéciales, la tolérance impuissante et bienveillante vis-à-vis de l’immense déception que suscitent le marchandisage, le gaspillage et l’obsolescence planifiée - toutes ces choses ne sont pas des distorsions ou des aberrations, elles sont l’essence d’un système qui n’encourage la tolérance que comme un moyen de perpétuer la lutte pour l’existence et de réprimer les alternatives. »
En écrivant Tolérance répressive en 1964, Herbert Marcuse bouleverse la philosophie en général et la théorie critique en particulier.
Ref HM2 9308 - Format 11 / 19
144 Pages
ISBN : 2-915129-34-7 - Prix : 12 €
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PIERRE DE COUBERTIN, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX
Aux fondements de l’olympisme
Jean-Marie BROHM
« Ô sport, tu es la Fécondité ! Tu tends par des voies directes et nobles au perfectionnement de la race en détruisant les germes morbides et en redressant les tares qui la menacent dans sa pureté nécessaire ».
« Il y a deux races distinctes : celle des hommes au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs à la mine résignée et humble, à l’air vaincu ».
« Seul, le sport donnera aux jeunes Latins - comme il l’a donné aux jeunes Anglo-Saxons - la recette pour devenir homme sainement ».
« Le sport apportera à la famille, base de toute société viable, le renfort d’une santé reconquise et entretenue par le plaisir sain. [...] Le sport est un facteur éminent des entreprises coloniales, à tel point que coloniser sans une vigoureuse préparation sportive constitue une dangereuse imprudence. [...] Le sport épurera les lettres et tuera l’érotisme en lui enlevant ses lecteurs ».
Le baron Pierre de Coubertin, historien, pédagogue et promoteur des Jeux olympiques modernes, définit dans ces « litanies du culte sportif » l’ordre moral, familial, sexuel, politique, diplomatique, colonial, national et social. Coubertin, un homme au service de l’idéologie bourgeoise de son temps et du nôtre...
Ref CIO 9808 - Format 11 / 19
144 Pages
ISBN : 2-915129-36-3 - Prix : 12 €
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MARCUSE 1
Le problème du changement social dans la société technologique
suivi de
Marxisme et féminisme
Herbert MARCUSE
Traduction B. Baker
Herbert Marcuse s’est fait connaître en France par deux livres visionnaires : L’Homme unidimensionnel. Essai sur l’idéologie de la société industrielle avancée et Éros et Civilisation. Contribution à Freud.
Les deux textes qui sont ici publiés élaborent dans leurs grandes lignes les thématiques centrales de ces « missiles théoriques ». Ils montrent surtout à quel point la pensée lumineuse, concrète et incisive de Marcuse est plus que jamais un affront aux obscurantismes sectaires, aux indifférences postmodernes, aux opiums du peuple religieux et sportifs, aux retours des autorités et aux compromissions serviles à l’état du monde tel qu’il est.
La dialectique combative de Marcuse est un appel sans cesse renouvelé, sans cesse précisé, à refuser en bloc le principe de réalité devenu totalitaire et à s’opposer à l’un des aspects les plus controversés de la civilisation industrielle avancée : le caractère rationnel de son irrationalité.
Lire ou relire Marcuse, c’est retrouver le désir de penser contre nos capitalismes intérieurs.
Ref HM 1017 - Format 11 / 19
96 Pages
ISBN : 2-915129-26-6 - Prix : 10 €
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HEIDEGGER, LE BERGER DU NEANT
Critique d’une pensée politique
Jean-Marie BROHM, Roger DADOUN, Fabien OLLIER
Martin Heidegger fut recteur de l’université de Fribourg dès l’avènement des nazis au pouvoir. Idéologue de l’hitlérisme, il ne cessa d’exalter le destin völkisch du peuple allemand qualifié de « peuple métaphysique ». Ses disciples français ont non seulement dissimulé son appartenance au nazisme mais ont même osé le présenter ces dernières années comme un résistant au national-socialisme.
Les interventions des intellectuels heideggeriens méritent une critique capable de briser les fondements intellectuels des divers révisionnismes, négationnismes et autres banalisations de l’hitlérisme. On ne peut se passer pour cela d’un retour à l’œuvre fétiche de Heidegger : Sein und Zeit.
La duplicité philosophico-politique de cette pièce maîtresse est un appel souvent explicite, au nom de la « communauté de destin du peuple allemand » et de la dénonciation du cosmopolitisme « déraciné », à la négation de l’être de l’autre.
Derrière les images champêtres et bucoliques utilisées par Heidegger, se dissimule en fait un « Berger du néant » qui légitime l’introduction du nazisme dans la philosophie.
Ref HDG 1027 - Format 11 / 19
192 Pages
ISBN : 2-915129-28-2 - Prix : 13 €
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OUSMANE SEMBENE, UNE CONSCIENCE AFRICAINE
Samba GADJIGO
Préface de Amadou Mahtar MBow
De Ousmane Sembène, écrivain mondialement reconnu et « père du cinéma africain », on ne sait que peu de chose. Né en Casamance en 1923 et décédé à Dakar en 2007, fils de pêcheur, il a été maçon, tirailleur dans l’armée coloniale pendant la Seconde Guerre mondiale, puis docker à Marseille où il a découvert le marxisme-léninisme. Syndiqué à la CGT et membre du Parti communiste français dans les années 1950, il a participé sur le quai de la Joliette à toutes les manifestations contre l’exploitation des ouvriers, les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie et la guerre de Corée.
De son « village africain » de Marseille, ce militant autodidacte à la limite de l’illettrisme a organisé la défense des travailleurs noirs d’abord dans la cité phocéenne puis dans toute la France, et a travaillé avec acharnement à la promotion des organisations politiques dédiées à la libération de l’Afrique.
C’est à partir de cette expérience hors norme, de son combat contre l’exploitation et l’oppression des peuples que Ousmane Sembène, Le docker noir, a produit une œuvre littéraire et cinématographique majeure. Convaincu de la prééminence de l’action culturelle sur l’action politique « directe », il a décidé de se faire « la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche ».
Ref SEM 9807 - Format 11 / 19
256 Pages
ISBN : 2-915129-24-X - Prix : 17 €
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MANIFESTE D’UNE NOUVELLE LITTERATURE AFRICAINE
Pour une écriture préemptive
Patrice NGANANG
On ne peut plus écrire aujourd’hui en Afrique, comme si le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 n’avait jamais eu lieu. Ce génocide n’est pas seulement la culmination sur le continent africain du temps de la violence. Il est aussi le symbole d’une idée qui désormais fait corps avec la terre africaine : l’extermination de masse perpétrée par des Africains sur des Africains.
Ecrire, ce n’est pas seulement raconter des histoires. C’est aussi inscrire ses mots dans la profondeur autant d’une terre que d’un rêve. C’est aussi bien saisir les racines de l’océan, que titiller les dieux. Bref, c’est risquer sa vie. Or si la génération d’auteurs africains d’aujourd’hui est née indépendante, elle a grandi avec les génocides, les violences, les dictatures, le chaos et l’exil.
Il s’agit donc pour nous moins d’inventer un style juste pour dire la tragédie de notre continent, que de créer un style d’écriture qui rende cette tragédie dorénavant impossible : c’est ce style d’écriture que nous appelons écriture préemptive. Parce que le concept de préemption est usé par le politique, aujourd’hui, nous réclamons le droit de le redéfinir à notre guise ; en l’inscrivant dans les logiques tourbillonnantes et parfois si affreuses de l’histoire africaine, et en lui insufflant la vision qui est la nôtre : celle d’un écrivain originaire d’Afrique.
Ref MLA 9907 - Format 11 / 19
320 Pages
ISBN : 2-915129-27-4 - Prix : 18 €
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MONGO BETI PARLE
Testament d’un esprit rebelle
Entretiens avec Ambroise KOM
Dans les milieux littéraires, intellectuels et politiques africains, Mongo Beti (1932-2001) est entré dans l’histoire tant son écriture et ses opinions ont suscité et suscitent encore débats et controverses. Reconnu dès 1954 comme l’un des écrivains de langue française les plus importants, il fut cependant censuré à la fois en France et dans de nombreux pays africains pour ses dénonciations de toutes les formes de colonisation, du néocolonialisme, des dictatures et de la Françafrique.
Polémiste redoutable, pamphlétaire infatigable, romancier renommé et travailleur acharné, il fut pendant plus de 30 ans un écrivain exilé. Par crainte légitime des pièges et persécutions dont il pouvait être l’objet, il avait instauré une distance entre lui et quiconque cherchait à l’approcher, ce qui n’a pas facilité le travail des chercheurs autour de son œuvre.
MONGO BETI PARLE, recueil de discussions et d’entretiens avec Ambroise Kom, est le testament d’un intellectuel hors norme qui, par son engagement total en faveur de la liberté en Afrique en général et au Cameroun en particulier, a inspiré plusieurs générations de leaders. C’est aussi un ouvrage de réflexions d’un libre penseur, avec ses ambiguïtés, ses paradoxes mais également son attachement viscéral à l’Afrique, au Cameroun et à son coin de pays natal.
Ref AK 9506 - Format 11 / 19
320 pages
ISBN : 2-915129-16-9 - Prix : 18 €
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ESCLAVES NOIRS, MAITRES BLANCS
Quand la mémoire de l’opprimé s’oppose à la mémoire de l’oppresseur
COLLECTIF
« Nul lieu du Monde ne peut s’accommoder du moindre oubli d’un crime, de la moindre ombre portée. Nous demandons que les non-dits de nos histoires soient conjurés pour que nous entrions tous ensemble, et libérés, dans le Tout-Monde. Ensemble encore, nommons la traite et l’esclavage perpétrés dans les Amériques et l’océan Indien : crime contre l’humanité ». Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Wole Soyinka
Par son ampleur et sa durée, son étendue dans l’espace (Afrique, Europe, Amérique, Asie) mais aussi et surtout par ses conséquences, la traite atlantique est une question capitale qui, au-delà du peuple noir, concerne et interpelle la conscience humaine.
Légalisée par le Code noir de Colbert en 1685, soutenue par la papauté, pensée, argumentée et justifiée par les philosophes des Lumières, la traite atlantique érigea en système une économie-monde capitaliste (avant l’heure) basée sur l’instinct de prédation, l’appât du gain et le principe de chosification de l’Homme par l’Homme.
L’Occident chrétien, responsable de ce très grand dérangement de l’histoire qui dura du XVIe au XIXe siècle, organisa avec méthode la déportation de millions d’Africains. De ce trafic négrier sont nées les sociétés actuelles des Caraïbes, de la Guyane, du Brésil et les communautés noires de l’Amérique du Nord.
Reconnus comme un crime contre l’humanité en France depuis 2001, la traite négrière transatlantique et l’esclavage représentent une lourde page de l’histoire de l’humanité et appellent un travail de mémoire et de justice.
Sous la direction de Aggée C. Lomo MYAZHIOM avec les contributions de : Christiane TAUBIRA, Henri BANGOU, Auguste ARMET, Yoporeka SOMET, Kofi Adu MANYAH, Aimé CESAIRE, Buata MALELA, Cyr-Henri CHELIM, Martial ZE BELINGA, Bassidiki COULIBALY, Louis SALA-MOLINS
Ref ES 9106 - Format 14 /19
320 pages
ISBN : 2-915129-13-4 - Prix : 20 €
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DU CRIME D’ETRE "NOIR"
Un milliard de "Noirs" dans une prison identitaire
Bassidiki COULIBALY
Préface de Louis SALA-MOLINS
De quelle identité peut-on se prévaloir lorsqu’on est « Noir » et que l’on s’appelle Toussaint Louverture, Ahmad Baba, Béhanzin, Malcolm X, Elijah Muhammad, Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Edson Arantes do Nascimiento alias Pelé, ou Nelson Mandela ? Des « Noirs », on en trouve sous tous les cieux, dans tous les pays, de toutes les religions, à tous les niveaux des hiérarchies sociales. Mais peut-on dire « les Noirs » comme s’il s’agissait d’une espèce à part, comme s’il s’agissait d’un conglomérat d’individus tous identiques ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’un « Noir » ? Qu’est-ce qu’être « Noir » ? Qui sont « les Noirs » ?
Après avoir été éjectés de la famille humaine pendant plusieurs siècles par le Code noir de Colbert, « les Noirs » ont-ils réintégré l’humanité ? Partout, on entend parler du « problème noir », de la « question noire ». Mais la « question noire », n’est-elle pas aussi et surtout la « question non-noire », qui est aussi la « question blanche », qui est aussi la « question arabe », qui est aussi la « question jaune », qui est surtout la question de l’humanité elle-même ?
Après avoir payé par millions de vies pour le crime d’être « Noirs », les « Noirs » doivent encore payer aujourd’hui pour le même crime : ils sont toujours « Noirs » ! De quoi rendre fou l’être humain le plus zen, de quoi faire des « Noirs » les locataires désespérés d’une prison identitaire.
Ref BC 9206 - Format 11 /19
224 pages
ISBN : 2-915129-12-6 - Prix : 15 €
Ref BC 9206 - Format 11 /19
224 pages
ISBN : 2-915129-12-6 - Prix : 15 €
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AFRICAINS SI VOUS PARLIEZ
Mongo BETI
Quoi qu’en disent les radotages de vos théoriciens tiers-mondistes, Monsieur le Président de la République française, quoi qu’en disent les ethnologues d’un autre âge qui s’empressent autour de vous et assurent vous livrer l’âme noire toute nue, un peuple déshérité ne saurait transformer son présent ni conquérir son avenir sans élever la voix et même frapper du poing sur la table.
Dans les dispositions de l’Elysée à l’égard de l’Afrique, rien n’a changé ; c’est toujours le même choix, en faveur des dictateurs, contre les peuples. Les espérances politiques de nos peuples ont été le plus souvent soit trahies, soit mystifiées...
Les pouvoirs franco-africains organisent donc le vide, le silence morose, le côtoiement des individus, des groupes, des catégories, des ethnies, jamais leur dialogue et leur interpénétration, en un mot l’obscurantisme... Broyés par des institutions culturelles dont la fatalité est de nous aliéner, nous prétendons créer une littérature qui soit l’expression authentique de notre moi collectif.
Ref MB 9105 - Format 14 /19
320 pages
ISBN : 2-915129-08-8 - Prix : 20 €
Ref MB 9105 - Format 14 /19
320 pages
ISBN : 2-915129-08-8 - Prix : 20 €
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REVUE LATITUDES NOIRES 2003-2004
Panafricanisme : Piège post-colonial ou construction identitaire non blanche
Sous la direction de Aggée C. Lomo MYAZHIOM
OUVRAGE EPUISE / INDISPONIBLE
Entre la vision de Marcus Garvey d’un panafricanisme « maximaliste » radical au début du XXe siècle - qui avait notamment pour ambitions la restauration de la dignité de l’homme noir, la lutte contre le colonialisme, la réhabilitation et le rapprochement des peuples noirs dispersés - et celle d’un panafricanisme « minimaliste » - qui généra l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963 sous l’influence de figures « assimilationistes » telles que Félix Houphouët Boigny ou Léopold Sédar Senghor -, que signifie aujourd’hui l’unification du continent africain proclamée en 2002 avec la création de l’Union Africaine ?
Ref LAT 9063 - Format 15/21
250 pages
ISBN : 2-915129-01-0 - Prix : 15 €
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L’OCCIDENT BARBARE ET LA PHILOSOPHIE SAUVAGE
Essai sur le mode d’être et de penser des Indiens ojibwé
Eric NAVET
Face aux échecs de la modernité, les Peuples traditionnels opposent une philosophie basée sur les valeurs humaines, écologiques et spirituelles qui font gravement défaut aux sociétés dites « civilisées ».
L’Occident barbare et la philosophie sauvage nous convie à l’exploration d’un tel mode d’être et de penser à partir de l’exemple de l’une de ces sociétés traditionnelles : les Indiens ojibwé du Canada.
La leçon qu’ils nous enseignent entend démontrer qu’il n’est de monde humain possible, de monde tout simplement, que dans le respect des équilibres naturels (sociaux, écologiques et religieux), et la prise de conscience par les êtres humains qu’ils ne sont qu’un élément du monde qui les entoure.
Les Ojibwé l’affirment : le monde ne saurait être autrement que « beau, ordonné et harmonique ».
Ref OJI 9507 - Format 14 / 19
384 Pages
ISBN : 2-915129-21-5 - Prix : 20 €
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LIBERTE, EGALITE, COMMUNAUTE ?
L’Etat français contre le communautarisme
Fabrice DHUME-SONZOGNI
La France est-elle en voie d’éclatement ? Les fondations de la République française sont-elles minées ? La Démocratie, la Raison, l’Etat, la Nation... seraient, entend-on dire, autant de « valeurs » en voie d’extinction.
Mais où est la menace et qui constitue cette menace ? Sans que cela soit une réponse implicite à ces questions, le danger porte désormais un nom, depuis que les politiques publiques ont identifié dans le « communautarisme » un nouvel objet d’action.
« Communautarisme »... Quelle est donc cette idée aux contours flous et que nous dit ce mot de l’état de la société française ? Que produit cette catégorie improbable qui s’impose comme un nouveau champ de « lutte » pour l’Etat ?
Le « communautarisme » n’est-il pas en fin de compte le terme générique d’un ennemi d’Etat qui permet à la société française de construire le « choc des civilisations » qu’elle prétend éviter ?
Ref FD 9207 - Format 11 / 19
176 Pages
ISBN : 2-915129-17-7 - Prix : 12 €
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FEMME=DANGER ?
Pour en finir avec le mythe de la femme dangereuse
Gonzague de SALLMARD
Ce que les premiers hommes pensèrent des femmes en général, nul ne le sait précisément mais il est vraisemblable qu’ils furent à la fois émerveillés et effrayés par leur capacité à enfanter. Tout comme il est hautement probable que l’inquiétude prit le plus souvent le pas sur la fascination.
On comprend dès lors mieux pourquoi les hommes, désireux de donner une apparence de légitimité à leur domination, cherchèrent à minimiser la place des femmes dans la Cité.
Pour soumettre ces créatures menaçantes, des philosophes, des médecins et des clercs ont inculqué à la société l’idée que la Nature avait doté la femme de caractéristiques spécifiques, la rendant dangereuse pour tous.
Aujourd’hui, malgré toutes les avancées sociales, politiques et économiques qu’elles ont chèrement conquises, les femmes auraient tort de croire qu’elles en ont fini avec ce mythe destructeur fondé sur un amalgame de fantasmes. Comme beaucoup de mythes, celui de la femme dangereuse se régénère perpétuellement.
Ref GDS 9407 - Format 11 / 19
224 Pages
ISBN : 2-915129-20-7 - Prix : 14 €
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AUTONOMADIE
Essai sur le nomadisme et l’autonomie
Franck MICHEL
OUVRAGE EPUISE / INDISPONIBLE
Par essence subversif, marginal et, par conséquent, suspect pour les sédentaires trop confortablement installés dans leurs certitudes, le nomade circule grâce au détour. Il n’a que faire du sens unique même s’il sait parfaitement où il va. Déterminé et souverain. Le nomade se rend quelque part sans jamais se rendre à quelqu’un. L’adaptation est l’une de ses plus puissantes vertus, de celles qui permettent toujours d’avancer plus loin sur son propre chemin.
Le combat qui prédomine aujourd’hui consiste à répandre, avec un souci d’intelligence et dans le respect des différences, l’idée nomade dans les têtes plongées au coeur d’une trompeuse et parfois mortifère sédentarité.
L’autonomadie est un territoire à vivre, un état d’esprit à explorer, un champ de tous les possibles, où les humains en mouvement se distinguent des automates léthargiques. C’est aussi une philosophie qui réaffirme le dynamisme des nouvelles mobilités, l’autonomie des individus, ainsi que la dignité des peuples à vivre comme ils l’entendent. C’est enfin une alternative pour se libérer des carcans rigides qui entravent la libre circulation des idées, pour aller vers l’Autre - tous les autres - et apprendre de tout le monde.
Ref AUT 9305 - Format 12,5 / 17,5
256 pages
ISBN : 2-915129-10-X - Prix : 14 €
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ANATOMIE DE L’EVASION
Pour d’autres rapports au monde
Rodolphe CHRISTIN
L’individu, pour se libérer, doit s’ouvrir à la totalité de ce qui existe. Le voyage porte en lui les germes d’une libération ; il dégage une puissance émancipatrice, peut changer les perspectives, initier un autre rapport au monde. Victor Segalen, Jack Kerouac, Jack London, Henry David Thoreau, Blaise Cendrars et Nicolas Bouvier, entre autres, ont arpenté et conté le monde, ouvert des chemins, percé des secrets et tenté de sortir des conditionnements que chaque culture entretient à l’usage de ses membres.
Aujourd’hui le voyage est devenu un produit de consommation comme un autre. Le productivisme a développé ses propres méthodologies pour modéliser les espaces et les esprits, domestiquer le sauvage, dresser l’insoumis, développer l’indigène au nom de la « civilisation » et du « progrès ».
Le voyage demeure pourtant l’un des meilleurs moyens de se risquer à vivre autrement, de revisiter la normalité, de s’affranchir des images préfabriquées qui façonnent le monde dit « réel », de sortir de l’indifférence généralisée. Au cœur du Système, il peut être source d’autonomie créative et de résistance à toute domination. Il peut également permettre de vivre enraciné dans l’univers et de porter enfin attention à autrui, quelles que soient sa culture et sa couleur de peau.
Ref ANA 9405 - Format 12,5 / 17,5
160 pages
ISBN : 2-915129-11-8 - Prix : 12 €
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SENS DESSUS DESSOUS
L’école du monde à l’envers
Eduardo GALEANO
Il y a cent trente ans, après avoir visité le pays des merveilles, Alice entra dans le miroir pour y découvrir le monde à l’envers. Si Alice renaissait de nos jours, elle n’aurait besoin de traverser aucun miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre.
Dans le monde d’aujourd’hui, monde à l’envers, les pays qui défendent la paix universelle sont ceux qui fabriquent le plus d’armes et qui en vendent le plus aux autres pays. Les banques les plus prestigieuses sont celles qui blanchissent le plus de narcodollars et celles qui renferment le plus d’argent volé. Les industries qui réussissent le mieux sont celles qui polluent le plus la planète ; et la sauvegarde de l’environnement est le plus brillant fonds de commerce des entreprises qui l’anéantissent.
Le monde à l’envers nous apprend à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter et à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer : ainsi se pratique le crime, et ainsi est-il encouragé. Dans son école, l’école du crime, les cours d’impuissance, d’amnésie et de résignation sont obligatoires. Mais il y a toujours une grâce cachée dans chaque disgrâce, et tôt ou tard, chaque voix trouve sa contre-voix et chaque école sa contre-école.
ouvrage illustré avec 150 iconographies de l’artiste mexicain José Guadalupe POSADA (1852-1913)
Traduit de l’espagnol (Uruguay) par Lydia Ben Ytzhak
Ref GAL 9083 - Format 14 / 19
358 pages
ISBN : 2-915129-06-1 - Prix : 20 €
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LE GOUVERNEMENT MONDIAL
Etats Post-nationaux, Réseaux d’influence, Biocratie
BUREAU D’ETUDES
Imaginons la mise en place d’un gouvernement mondial passant par le contrôle des processus d’accession au pouvoir étatique.
Imaginons ensuite que ceux qui les contrôlent soient associés aux pouvoirs financiers, qu’ils partagent les mêmes buts, la même grande stratégie voire la même idéologie et qu’ils se coordonnent ensemble dans la production des règles, dans la gestion des ressources et des systèmes techniques mondiaux, dans le management de l’information sur les comportements individuels de centaines de millions de personnes.
Imaginons que les milliards d’humains restant soient gérés par les procédures plus classiques de la dictature militaire et de la guerre. Il y aurait un complexe organisé de firmes contrôlant ou cherchant à contrôler à leur profit et pour leurs propres objectifs, les fonctions longtemps monopolisées par l’État (école, justice, armée, recherche.) mais également les fonctionnements propres au vivant.
Ref CGO 9104
Cartographie 84 X 60 cm
Pliée 15 X 21 cm
ISBN : 2-915129-05-3 - Prix : 5 €
Ref CGO 9104
Cartographie 84 X 60 cm
Pliée 15 X 21 cm
ISBN : 2-915129-05-3 - Prix : 5 €
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INFO-SPACE, INFO-WAR
Governing by Networks
BUREAU D’ETUDES
Le réseau militaire américain ARPAnet a été conçu pour maintenir les communications en cas d | | |